Comment redonner le goût et un sens au syndicalisme français ?
Suite à la réunion du 7 octobre 06 de membres du comité Désir d’Avenir d’Istres et de collègues de St Mitre les remparts et de Châteauneuf les Martigues, une série de propositions s’est faite jour. Globalement la position favorisant le renouveau syndical semble plus avoir un lien avec le progrès social qu’avec la défense d’une structure dépassée ou le maintient d’avantages quelconques. Une société moderne ne semble pas pouvoir et devoir s’appuyer sur autre chose que les partenaires patrons et salariés pour négocier les réformes à venir.
1-Le syndicalisme doit rester ou plutôt redevenir un réel contre pouvoir face aux employeurs indélicats avec le code du travail ou le respect de la personne humaine.
2-Tout doit être fait pour que le renouveau syndical se fasse au profit des actifs qui peuvent cotiser, mais aussi pour les précaires et les chômeurs dont l’isolement et les moyens financiers les rendent plus fragiles et donc moins combatifs. En ce sens, une vision républicaine de cette faiblesse du nombre de syndiqués devrait obliger le législateur à favoriser la prise en charge des cotisations des plus faibles au moins au début de leur contrat de travail pour justement que de bonnes conditions favorisent la réinsertion professionnelle des uns et/ou les conditions de travail des autres. Etant donné le rôle des salariés au sein des comités d’entreprise, il ne
serait pas irréaliste de faire cotiser l’employeur en complément d’une caisse alimentée par la solidarité nationale.
3-Favoriser durant les dernières années d’études, la meilleure compréhension
des syndicats par les jeunes futurs salariés. (histoire, rôle social et économique. Rendre obligatoire tout comme la visite médicale, la connaissance des devoirs mais aussi des droits du nouveau salarié dans l’entreprise. Tout comme une information civique de ce type pourrait être donnée lors des journées citoyennes organisées par le ministère de la défense.
4-Face à la faible densité d’entreprise en zone rurale, les services publiques comme les mairies, les intercommunalités, les sous-préfectures et autres administrations pourraient recevoir de temps à autre des permanences de délégués syndicaux pour faciliter l’accès à l’information des plus éloignés. Ceci est aussi une mission républicaine d’égalité des hommes devant la loi !
5-Faciliter la transversalité pour que les syndicalistes élus dans les grandes entreprises, puissent sans interdits visiter les petites et moyennes mais surtout les très petites entreprises qui restent de fait sans aucun contrôle !
6- Augmenter le nombre des inspecteurs du travail simultanément à l’effort consenti pour favoriser la resyndicalisation des salariés. Cette cohérence serait perçue comme un choix réel d’une société moderne à visage humain.
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